Retraite pour les paysans : le père noël s’appelle Cnaps

Madagascar est encore en reste comparé aux autres pays d’Afrique en matière de taux de couverture sociale. Il n’est que de 10% pour le pays alors qu’au Maroc, il atteint déjà les 79%. Ceci est d’autant plus difficile, du au fait que près de 80% de la population Malagasy travaillent dans le secteur primaire et ne jouissent pas d’un statut juridique précis (revenu variable, pas de fiche de paie, activité saisonnière, pas de contrat de travail,…). A cet effet, le cabinet Madagascar Data Consulting (MDC) a mené une étude de préfaisabilité de la mise en place d’un régime de retraite destiné aux producteurs agricoles, dans les quatre coins de l’île.

Les résultats de l’étude sont plus qu’encourageants, ils font mention d’une totale conviction de ces producteurs sur le droit à la couverture sociale. Après de séries de campagnes de sensibilisation sur ce droit fondamental, ces derniers ont répondu favorablement à adhérer au processus. Ambitieux, ce projet est quand bien même ardu à réaliser. La Cnaps (Caisse nationale de prévoyance sociale) et la Chambre d’Agriculture (tranoben’ny tantsaha) travaillent étroitement d’arrache-pied pour mener à bien le projet.
En Hexagone, le niveau de retraite des paysans est à peu près égal à 85% du Smic net, soit 915 euro. Pour notre cas, par contre, le calcul est délicat. A combien s’élèvera le taux de prélèvement mensuel ? A combien devra-t-on fixer le salaire mensuel soumis à cotisation ? Quoi qu’il en soit, il ne faut pas manquer de louer cette action de la Cnaps puisque cela touche au droit fondamental, et on ne peut que l’encourager à arriver à terme. A Madagascar, dans le régime salarié, pour pouvoir toucher à taux plein sa retraite, il faut au moins cumuler 15 ans et 23 semaines de cotisation. La formule de base pour le calcul est la suivante :
(Salaire annuel moyen x taux x dureé d^’ assurance au régime général)/(durée d^’ assurance maximum)
Par ailleurs, il est important de noter qu’à compter du 01 Mars 2014, le salaire minimum d’embauche (SME) dans le secteur agricole a été fixé à 126 000 Ar et le plafond des salaires minimum soumis à cotisation (SME x 8) est de 1 008 000 Ar. Grâce à ce projet de couverture sociale à l’endroit des producteurs agricoles, les paysans boiront enfin à l’âge de vieillesse, le jus de leurs durs labeurs.
Pour ces festivités de Noel, les paysans n’espèrent mieux comme cadeau.

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