Quand le traditionnel rime avec progrès génétique

La pression démographique nous pousse à produire toujours plus. Que ce soit dans le secteur de l’agriculture ou de l’élevage, la science est incessamment sollicitée à proposer mieux afin de satisfaire toutes les bouches à nourrir. Ce besoin pressant d’avoir des résultats coute que coute conduit à des produits très souvent non conformes, contraires à l’éthique, et prédisposant à des maladies cancérigènes (OGM, produits chimiques,…). Trouvera-t-on un jour un moyen de concilier produit sain et progrès génétique ? Les pays en voie de développement seront-ils aussi enclins à tomber dans les engrenages de ce cercle vicieux ?

A Madagascar, où l’élevage est encore dominé par le type familial ou traditionnel, le progrès génétique commence à y frayer petit à petit un chemin. Fort heureusement, cette cohabitation est du type symbiotique et est bénéfique en tous points car bien que la génétique ait créé de nouvelles races, le système d’élevage n’a presque pas changé mais a été plus ou moins maintenu. L’exemple type illustrant ce fait est l’Akoho gasy vao de Provimi. Mettant sur le marché un hybrique Akoho gasy-Race importée, cette entreprise propose un poulet atteignant les 3 kg dès 3 mois d’élevage. Cette race est bien adaptée aux conditions climatiques à Madagascar et s’y prête parfaitement à une alimentation propre aux Akoho gasy (race locale).
Curieux de vérifier de plus près cette information, nous nous sommes rendus dans une petite ferme sise à Amboanjobe (RN7), laquelle s’est dotée de ces fameux Akoho gasy vao. D’après la propriétaire, qui a suivi à la lettre les fiches techniques qu’on lui avait recommandées, les résultats sont très satisfaisants et même mieux que ce qu’elle avait espérés. Même pas les 3 mois écoulés, les 3 kg ont été déjà atteints. Et pour ceux, pro-critique gastronomique, selon toujours la propriétaire, le goût de ce poulet est très proche de celui de l’Akoho gasy. Côté financier, investir dans cet élevage est très rentable puisque le kilo de la viande est 2 fois plus cher que la viande de poulet de chair, d’autant plus que le marché est loin d’être saturé.

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