Ebola : Madagascar, vulnérable à cause de son insularité

Ebola2

La majorité des pays d’Afrique de l’Ouest : Guinée, Libéria, Sierra Léone, Nigéria et récemment le Sénégal sont touchées par la fièvre hémorragique virale Ebola. L’épidémie de cette année est classée par l’OMS une des plus graves qu’a affiché cette maladie, puisqu’on atteint aujourd’hui les 1 500 morts, et on peut parler désormais de Crise Ebola.


Le virus Ebola à l’origine de la fièvre Ebola a été découverte pour la première fois en 1976. Son origine exacte demeure encore inconnue ; les scientifiques supposent qu’il proviendrait des chauves-souris appartenant aux espèces Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, et s’est transmis accidentellement aux humains à la suite de manipulation sur les primates. La fièvre hémorragie à Ebola est une maladie virale très mortelle avec un taux de létalité pouvant atteindre les 90%. Il y a 4 sous-types de virus Ebola : espèce Zaïre (ZEBOV), espèce Soudan, espèce Reston et espèce Forêt de Taï. Le virus tirerait son appellation du nom de la rivière Ebola en Zaïre où il a été découvert. Sémiologiquement parlant, la durée d’incubation du virus chez le malade est de 2 à 21 jours et il provoque : une brusque montée de température, des céphalées, des maux de gorges, des diarrhées, des éruptions cutanées et des hémorragies externes et internes.
Ebola1
Jusqu’à présent, il n’y a aucun vaccin contre cette maladie bien que l’on ait recensé deux Américains qui ont été guéris à la suite de traitement par le sérum expérimental ZMapp.
Mais revenons au cas de Madagascar. Même si 10 000 km nous séparent des pays d’Afrique de l’Ouest, cela n’empêche pas l’entrée de ce fléau dans nos murs. En effet, Madagascar est un pays insulaire avec une frontière très large (environ 5 000km), trop difficile à surveiller. De plus, nous sommes en étroite collaboration du point de vue commercial avec ces pays, donc, on est plus ou moins exposé aux risques. Dernièrement, un bateau venant de Libéria (Baltic Mercur) a accosté à Madagascar et cela a créé une vague de panique de la population. Pour calmer l’esprit, le gouvernement se veut rassurant mais le doute persiste toujours.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s